CERCLE AMICAL DU BERRY

Les Berrichons de Paris

Concert dans l'Abbatiale de Fontmorigny - 23 août 2025 - 20h30

 Le site internet du Cercle Amical du Berry a le plaisir de relayer la lettre d'information des Amis de l'Abbaye de Fontmorigny :


Concert dans l'Abbatiale

Samedi 23 août 2025 à 20h30

Cher(e) ami(e)s,

 

Après un premier concert dédié à deux grandes œuvres romantiques, et un second concert consacré au trio à cordes, l’association des Amis de Fontmorigny et son directeur artistique, Jérémie Maillard, ont le plaisir de vous proposer le samedi 23 août à 20h30 un concert lyrique à l'Abbaye , qui mettra à l'honneur des œuvres de Berlioz, Liszt, Chopin, Offenbach et Ravel.

 



Albane Carrère, mezzo-soprano, accompagnée par Maciej Pikulski au piano, prête sa voix chaleureuse à ce voyage dans la mélodie française, qui débute au milieu du 19ème siècle, pour se terminer peu avant l’explosion de la Grande Guerre. Les ‘Nuits d’été’ de Berlioz, six mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier, ouvrent le programme, dévoilant les mystères du ‘Spectre de la rose’ et de ‘L’Île inconnue’. Plus guillerets, trois airs du magicien Offenbach, de ‘La belle Hélène’ à ‘La Périchole’, précèdent les inhabituelles ‘Cinq mélodies populaires grecques’, écrites à l’aube du 20ème siècle, qui adaptent le folklore grec à la langue française avec toute la subtilité de Maurice Ravel. Deux pièces instrumentales de Chopin et de Liszt, tous deux d’Europe centrale mais indissolublement liés à Paris, s’intercalent entre les œuvres chantées pour faire résonner le piano seul.

Louée pour sa « voix caméléon » (France Musique, février 2023), la mezzo-soprano française Albane Carrère s’épanouit autant dans de grandes productions lyriques que dans des projets chambristes. Née à Vienne en Autriche, elle étudie la sociologie à l’ULB puis le chant au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, avant de se produire régulièrement en soliste dans divers festivals européens et sur les scènes des maisons d’opéra de France, de Belgique et d’Italie dans un répertoire allant du baroque au contemporain.

Pianiste soliste, musicien de chambre et accompagnateur de grandes voix, Maciej Pikulski s’est déjà produit en concert dans plus de 300 salles sur cinq continents. Diplômé de piano (classe de Dominique Merlet) ainsi que de musique de chambre et d’accompagnement vocal au Conservatoire Supérieur de Musique de Paris, il y est ensuite admis en Cycle de Perfectionnement et peu après devient le lauréat de la Fondation France Télécom. Il a accompagné les plus grandes voix telles José Van Dam et Renée Fleming, et se produit en musique de chambre avec les plus éminents instrumentistes.

Hector Berlioz Les Nuits d’été

6 mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier

 

Les "Nuits d’été" d’Hector Berlioz constituent un cycle de six mélodies composées entre 1838 et 1841, sur des poèmes de Théophile Gautier. Ces œuvres sont très représentatives du romantisme musical du 19ème siècle mettant en avant l’expression intense des sentiments personnels et la sensibilité et se permettant une grande liberté dans l’orchestration et la structure.

Les "Nuits d’été" sont composées à un moment de crise dans la vie amoureuse de Berlioz. Il a épousé l'actrice Harriet Smithson  en 1833 et leur fils Louis est né l’année suivante. Le couple paraît heureux et très uni, mais, en réalité, Harriet connaît un déclin lent, mais inexorable et irréversible.

Chaque mélodie exprime des sentiments différents: Villanelle (bonheur de l’amour printanier, innocence, légèreté), Le spectre de la rose (amour, souvenir, la mort douce et mystérieuse), Sur les lagunes: Lamento (séparation, deuil, nostalgie), Absence (la séparation, l’attente douloureuse, l’espérance fragile), Au cimetière: Clair de lune (la mort, le fantastique, la peur de l’au-delà), L’île inconnue (voyage, rêve, espoir d’un amour éternel), et possède une identité propre, adaptée à l’émotion qu’elle veut transmettre, tout en conservant une unité d’ensemble par la cohérence de la palette sonore.

Cette musique est tellement portée à exprimer le texte qu’on pourrait la qualifier de musique littéraire. Elle montre ainsi que Berlioz est un aussi un compositeur de l’intime et un homme de la mélodie française.

 

Franz Liszt Paraphrase de concert de Rigoletto S.434

La Paraphrase de concert sur Rigoletto  S.434 de Franz Liszt est une œuvre composée en 1859, et publiée en 1860. Elle s'inspire de l'opéra Rigoletto de Giuseppe Verdi, en particulier du grand quartette de l'acte III, « Bella figlia dell'amore », célèbre pour l’expression simultanée de différentes émotions par les personnages.

Liszt intervient de manière limitée sur la musique de Verdi, en ajoutant une introduction thématique, une conclusion spectaculaire, et de brèves cadences d'une extrême virtuosité aux points clés. La transcription pour piano impliquait toutefois une transposition des quatre voix, ce qui pose un défi de perception, résolu en transportant certaines phrases de Maddalena dans une tessiture aiguë qu’aucune voix ne pourrait normalement atteindre.

La paraphrase de concert sur Rigoletto de Liszt est une œuvre emblématique du romantisme pianistique, mêlant virtuosité, liberté créative et profonde expressivité, illustrant la capacité de Liszt à transformer une scène dramatique en une pièce de concert à la fois spectaculaire et profondément artistique.

 

Fréderic Chopin Valse ‘Minute’ op.64 n.1

Ecrite dans les années 1846-1847, c’est une des dernières valses publiées du vivant de Chopin. Brillante et volubile, elle est connue comme la « valse du petit chien », au motif qu’elle aurait été inspirée par l’observation d’un toutou tournoyant sur lui-même pour attraper sa queue. La «Minute» ne désigne pas la durée exacte de la pièce, mais plutôt sa nature miniature et délicate.

La valse suit une structure ternaires (ABA), typique des compositions de Chopin : A présente un thème principal léger, vif, et dansant, avec une mélodie fluide, B est une modulation vers la tonalité mineure relative, offrant un contraste plus calme et introspectif, C est une reprise légèrement modifiée dans la conclusion, où Chopin introduit une descente d’octaves.

La virtuosité et la rapidité de la pièce en font un défi technique pour le pianiste, tout en étant accessible à l’auditeur par sa légèreté et son charme. La pièce illustre l’esprit joyeux et brillant du romantisme, tout en étant une démonstration de maîtrise technique.

 

Jacques Offenbach

Les trois pièces qui suivent sont tirées de trois opéras bouffe de Jacques Offenbach sur des livrets d'Henri Meilhac et Ludovic Halévy, respectivement La Belle Hélène , inspirée du personnage d'Hélène, fille de Zeus et de Léda, épouse du roi de Sparte Ménélas, et amante de Pâris, fils du roi de Troie, La Grande-duchesse de Gérolstein (1867), satire de la vie sociale et militaire, La Périchole (1868), inspiré d'une comédie de Prosper Mérimée « Le Carrosse du Saint-Sacrement », où deux chanteurs ambulants, à Lima au 18ème siècle, se moque d’un vice-roi du Pérou, très machiste.

 

L’Invocation à Venus (La Belle Hélène) :

L'Invocation à Vénus" est un extrait de l'Acte II de l'opérette "La Belle Hélène". Dans cette scène, les personnages invoquent la déesse Vénus, symbole de l'amour et de la beauté, pour obtenir des faveurs ou des conseils. La chanson affiche un ton à la fois humoristique et satirique. Dans cette invocation, Hélène, reine de Sparte, demande à Vénus de lui accorder de l’amour dans un contexte où la société et la censure de l’époque imposent une certaine discrétion sur la sensualité. La demande est faite avec une certaine ironie, car la pièce parodie la société du Second Empire. La musique et le texte jouent sur les codes de la prière religieuse, mais avec une tonalité humoristique.

 

Ah que j’aime les militaires (La Grande Duchesse de Gerolstein)

"Ah! que j’aime les militaires" est un air de l’opéra-bouffe  « La Grande-Duchesse de Gérolstein ». Cet air, chanté par le personnage de la Grande-duchesse, illustre à la fois la satire sociale ainsi que celle de l’armée et de la militarisation. La chanson, qui célèbre la vie militaire avec un ton de gaieté et de légèreté, reflète la fascination de la duchesse pour l’uniforme, la discipline et la bravoure, mais avec un ton ironique. La chanson peut être vue comme une satire de la société qui valorise la guerre pour ses aspects spectaculaires et honorifiques. Offenbach compose cet air avec une mélodie entraînante et légère, qui invite à la danse et à la fête.

 

Ah quel dîner (La Perichole).

La scène "Ah, quel dîner je viens de faire" est emblématique de l'acte I de l'opéra La Périchole. Ce morceau est interprété par le personnage de la Périchole, une chanteuse des rues. La chanson évoque de façon humoristique et exagérée le plaisir que cette dernière a ressenti lors d’un dîner, riche et copieux, qui contraste avec sa condition réelle d’artiste pauvre. Offenbach y utilise un style léger, avec des rythmes entraînants et des mélodies faciles à retenir, typiques de l’opéra bouffe, visant à divertir tout en soulignant le comique de la scène.

 

 

Maurice Ravel Cinq mélodies populaires grecques

Les Cinq mélodies populaires grecques de Maurice Ravel sont un recueil de chants traditionnels grecs - Chanson de la mariée - Là-bas, vers l'église - Quel galant m'est comparable - Chanson des cueilleuses de lentisques - Tout gai!, harmonisés par le compositeur entre 1904 et 1906. Ces mélodies, d'origine grecque, ont été recueillies sur l'île de Chio pour quatre d’entre elles et une en Épire, puis harmonisées par Ravel à Paris. La diversité rythmique est notable, avec des tempos allant du lent au modéré, et des motifs répétitifs qui évoquent la danse et la fête. Ces œuvres constituent une synthèse entre la tradition orale grecque et le langage musical occidental. Elles illustrent la capacité de Ravel à respecter l’authenticité folklorique tout en y intégrant sa palette harmonique et rythmique, créant ainsi une œuvre simple, expressive et profondément évocatrice de la culture grecque.




Le festival "Musique à Fontmorigny" est soutenu par

le Département du Cher et la Région Centre.

Les prochains rendez-vous

 

25 octobre - Concerts réfectoire des convers - Fontmorigny

Récital de piano

Œuvres de Strauss et Schubert

Adam Laloum, piano

 Duo piano/violoncelle

Œuvres de Schumann, Liszt, Rita Strohl

Adam Laloum, piano

Jérémie Maillard, violoncelle

Billetterie

La billetterie est disponible

-            en ligne sur le site de l’abbaye www.abbayedefontmorigny.com

-            par mail à l’adresse abbaye-de-fontmorigny@wanadoo.fr

-            par téléphone au 0662130956

-           par courrier adressé à Abbaye de Fontmorigny, Route de l’Abbaye, 18320 Menetou-Couture

Le tarif est fixé à 25 euros et 22 euros pour les adhérents. Les billets sont gratuits pour les moins de 18 ans.

Pour prendre vos billets, rendez-vous sur le lien ci-dessous

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