CERCLE AMICAL DU BERRY

Les Berrichons de Paris

Abbaye de Fontmorigny 16 août : Concert dans l'abbatiale et Pique-nique dans les jardins

 

Concert dans l’abbatiale

Pique-nique dans les jardins 

Samedi 16 août 2025 à 19 heures

Cher(e) ami(e)s,

 

L’association des Amis de Fontmorigny et son directeur artistique, Jérémie Maillard, ont le plaisir de vous proposer le samedi 16 août à 19 heures un concert qui réunit deux œuvres majeures de la musique de chambre, écrites à quelques années d’intervalle par deux grands compositeurs européens de la fin du XIXème siècle : Antonín Dvorak (1841-1904) et Johannes Brahms (1833-1897). Chacune de ces œuvres reflète une facette très personnelle de leur langage musical, entre inspiration venue d’ailleurs et regard tourné vers l’intime.

 

En première partie, le Quatuor à cordes n°12 en fa majeur, ou « Quatuor américain », a été composé par Dvorak en 1893, durant son séjour aux États-Unis, où il dirigeait le Conservatoire de New York. Installé pour l’été à Spillville, petite ville de l’Iowa, peuplée de colons tchèques. il y trouve un cadre paisible et propice à la création, qui lui rappelle son pays natal. Ce quatuor de quatre mouvements (Allegro ma non troppo, Lento, Molto vivace et Finale vivace ma non troppo) écrit en une semaine, respire la joie, la simplicité et une certaine liberté d’expression. On y entend l’influence de la musique populaire américaine.  – chants afro-américains, :musiques amérindiennes ou encore airs folkloriques – mais toujours filtrée à travers le style très personnel du compositeur tchèque, avec ses rythmes dansants, ses mélodies chantantes et ses couleurs chaleureuses Ce mariage plein de lumière est perceptible dans les gammes pentatoniques du premier mouvement dont les deux thèmes principaux sont basés sur des éléments communs aux chants folkloriques bohèmes ou noirs américains, dans le lyrisme rêveur du Lento qui forme une sorte de « berceuse blues » et dans les trilles de la fauvette locale que Dvořák entendit dans son jardin et dont il reproduisit le chant à l’apogée du Molto vivace. Il témoigne également d’un sentiment de nostalgie pour le pays natal. Comme dans sa neuvième symphonie, ce n’est pas seulement l’Amérique qui est évoquée, mais également l’Europe centrale. En effet, la substance de l’œuvre demeure le souvenir de la Bohême, que souligne la beauté lumineuse des ultimes mesures après la transfiguration, d’un « gospel song » dont la mélancolie traverse le dernier mouvement, imprégné tout entier par l’esprit de la danse. Une œuvre lumineuse, spontanée, immédiatement séduisante.

 

En seconde partie, le Quintette avec clarinette en si mineur op. 115, de Johannes Brahms nous transporte dans un tout autre univers. Composé en 1891, c’est l’une des œuvres les plus profondes et poignantes du répertoire de musique de chambre. À cette époque, Brahms pensait mettre fin à sa carrière de compositeur, mais la découverte du jeu du clarinettiste Richard Mühlfeld le pousse à reprendre la plume. Dans ce quintette, il donne à la clarinette un rôle central, à la fois chantant, mystérieux et expressif. Les cordes l’entourent, dialoguent avec elle, dans une atmosphère souvent douce, nostalgique, parfois plus tourmentée. C’est une musique subtile, pleine de nuances, qui parle du temps qui passe, de souvenirs, de sérénité retrouvée.

L’œuvre comporte quatre mouvements : Allegro, Adagio, Andantino, Con moto. Le premier mouvement est une longue sonate où le thème initial apparaît dans plusieurs variations étroitement liées avec des contrastes vifs entre l’ensemble à cordes puissant et le charme intime de la clarinette vulnérable. Comme le quintette de Mozart, les cordes commencent la pièce. Ce n’est que plusieurs mesures après l’entrée de la clarinette qu’il est finalement clairement indiqué que la tonalité de la musique est le si mineur plutôt que le ré majeur La clarinette fait une entrée piano à la cinquième mesure ; mais l'exposition proprement dite ne commence qu'à la mesure 14. Le second mouvement est dans la forme « lied » comme le languissant rêve d’une chaude nuit d’été avec un éclat atténué des cordes et la clarinette soutenant des tons longs et calmes. La rêverie cède rapidement le pas à une humeur beaucoup plus sombre pleine de tension, de protestation, d’angoisse et de désespoir. Le sentiment de la perte douloureuse est clair alors que l’été se transforme en automne, l’amour en solitude et la vie en mort. La clarinette prend ici le devant de la scène. Les cordes arquées sont jouées avec mutes (con sordino) tout au long du mouvement. Principalement en si majeur, la mélodie est d’abord introduite par la clarinette, et est parfois chromatique avec quelques décalages en si mineur. Le troisième mouvement andantino est d’abord une surprise; au lieu d’un scherzo vif, on trouve une mélodie de Brahms à rythme modéré. C’est un dispositif de cadrage qui sert à introduire et à conclure un scherzo animé niché à l’intérieur qui danse et éblouit. Ce mouvement, le plus court des quatre, commence en ré majeur. Le dernier mouvement en si mineur est un thème autonome et cinq variations où Brahms continue avec son don pour une variation ingénieuse et son penchant pour une sorte de réflexion cyclique. En effet, le tout premier thème du mouvement d’ouverture revient comme s’il s’harmonisait parfaitement avec la musique trois mouvements plus tard. Brahms révèle une puissante parenté entre la fin et le début. Malgré toute la lumière chaude et ample, la nostalgie douloureuse, le ton intimement amical de la clarinette et l’ingéniosité d’une constante variation thématique, Brahms termine le quintette par un accord simple et sobre : juste après l’été indien, il ressent le froid glacial de l’hiver.

 

À travers ce contraste entre la fraîcheur directe du quatuor de Dvorak et la profondeur méditative du quintette de Brahms, ce programme nous invite à découvrir deux visages du romantisme musical finissant : l’un tourné vers le monde et ses horizons nouveaux, l’autre vers l’âme humaine et ses résonances les plus intimes



Ce voyage musical sera mené par le Quatuor Hermès, l’un des ensembles les plus reconnus de la jeune génération. Récompensé par de nombreux prix internationaux, salué pour la richesse de sa sonorité et l’intensité de son interprétation, le Quatuor Hermès s’est imposé sur les grandes scènes françaises et internationales. Il est composé de Omer Bouchez et Elise Liu (violons), Lou Yung-Hsin Chang (alto) et Yan Levionnois (violoncelle).

Pour la seconde partie, ils seront rejoints par Nicolas Baldeyrou, clarinette solo de l'Orchestre Philharmonique de Radio France. Nicolas Baldeyrou s’est imposé naturellement depuis plusieurs années comme l’un des plus remarquables solistes de sa génération. Il également très actif en musique de chambre, reconnu pour la virtuosité, la finesse et la profondeur de son jeu.

 

Ce concert sera suivi par le désormais traditionnel « Pique-nique chic ». Les tables seront dressées dans les jardins de l’abbaye. Les boissons sont offertes avec la place de concert. Seules les victuailles sortiront de vos paniers !

Olivier Lebrun Sufrin

Président des amis de l’Abbaye de Fontmorigny

contact : 06 62 13 09 56 - mail : abbaye-de-fontmorigny@wanadoo.fr

Les prochains rendez-vous proposés par les Amis de Fontmorigny

 

20 août - Concert hors les murs - Eglise d’Apremont sur Allier

Œuvres de Beethoven, Schubert et Mozart

Nathan Mierdl, violon

Violaine Despeyroux, alto

Jérémie Maillard, violoncelle

 

23 août - Concert abbatiale - Fontmorigny - Concert lyrique

Œuvres de Berlioz, Liszt, Chopin, Ravel, Offenbach

Albane Carrère, soprano

Maciej Pikulski, piano

 

25 octobre - Concerts réfectoire des convers - Fontmorigny

Récital de piano

Œuvres de Strauss et Schubert

Adam Laloum, piano

 Duo piano/violoncelle

Œuvres de Schumann, Liszt, Rita Strohl

Adam Laloum, piano

Jérémie Maillard, violoncelle

Billetterie

La billetterie est disponible

-            en ligne sur le site de l’abbaye www.abbayedefontmorigny.com

-            par mail à l’adresse abbaye-de-fontmorigny@wanadoo.fr

-            par téléphone au 0662130956

-           par courrier adressé à Abbaye de Fontmorigny, Route de l’Abbaye, 18320 Menetou-Couture

Le tarif est unique fixé à 28 euros (compris la participation au pique-nique). Les billets sont gratuits pour les moins de 18 ans.

Pour prendre vos billets, rendez-vous sur le lien ci-dessous

evenement-en-berry


      Découvrez les dernières Unes

         Contactez nos partenaires